Vendredi 27 Juin
Départ de Paris avec 2 amis à 8h30. Arrivée à Aubagne à 19h30. Pourquoi
a-t-on mis si longtemps ? Sur l'aire d'autoroute de Lancon de Provence, je
reprends le volant après avoir remis l'essence. Nous repartons. Au bout de 2km,
en regardant dans le rétro intérieur, je cherche mon pote sur la banquette
arrière. Si je ne le vois pas, c'est qu'il doit dormir allongé sur la siège
arrière. Je me retourne. C'est vide derrière. Je mets 2 secondes avant de
comprendre. Je dis au copilote de regarder derrière. Il met 2 secondes avant de
comprendre. Gros gros fou rire : on a oublié notre pote sur l'aire d'autoroute
!!!! Plus de batterie sur le téléphone, la grosse galère ! Bon, demi-tour (à la
prochaine sortie d'autoroute...)
Samedi 28 Juin
Samedi 28 Juin
Arrivée à Nice vers 11h, chaud et beau. Retrait dossard. Je dois préparer
mes affaires pour déposer mon vélo en fin d'aprèm. A l'hotel, je décide d'aller
courir 15 minutes pour me mettre dans le bain et voir si mon tendon et ma
hanche me font encore souffrir après les semaines/mois de repos en CAP. Je suis
rassuré, le tendon me fait mal au bout de 10 minutes..
500 mètres à faire depuis l'hotel pour déposer mon vélo (neuf d'1 mois). Je crève la roue arrière. Réparation à l'arrach dans le parc à vélo où je vois les machines de guerre des triathlètes.
Je me couche le soir pas super serein..
Dimanche 29 juin, levé à 4h du mat'
Smecta et imodium en guise d'apéritif pour palier aux futur mots d'estomac et autres. Bon ptit déj. direction le départ. Je retrouve mon vélo. Ouf, le pneu ne s'est pas dégonflé durant la nuit. Par contre, j'ai oublié mes gourdes de boisson isotonique dans le frigo de l'hotel. Cà recommence!! Je vais sortir de l'eau et faire les premiers kilomètres de vélo sans rien à boire !
Direction le départ. Je me met dans le sas des 1h22. Juste à coté de Richard Dacoury qui porte le maillot d'issy triathlon. Il ne me reconnait pas..
6h30, GOOOOO !!
C'est parti pour 2 boucles de 1.9km. Il faut se faire de la place au départ mais çà avance dans l'eau. Pris 1 ou 2 coups de pied que j'ai bien rendu. Nage en pleine mer calme, le pur bonheur !! A la transition on me dit 1h21 en frenglish
Parti pour 180 km de vélo. Je récupère à boire au premier ravito à 20 km. temps idéal, un peu nuageux. Je me retrouve en haut du col de l'Ecre au bout de 3h10 apparemment. 1300 mètres de dénivelé déja fait. Tout allait bien jusque là.
A partir du 100ème et jusqu'au 140ème kilomètres, petite pluie, puis grosse pluie puis déluge. je suis trempé, frigorifié dans les descentes. Je tremble sur le vélo, j'ai les pieds glacés. Beaucoup de chutes et de gens à terre. Même un vélo au bord de la route avec les secours cherchant la personne dans le ravin. Je reste donc prudent.
Je finis en 7h10.
500 mètres à faire depuis l'hotel pour déposer mon vélo (neuf d'1 mois). Je crève la roue arrière. Réparation à l'arrach dans le parc à vélo où je vois les machines de guerre des triathlètes.
Je me couche le soir pas super serein..
Dimanche 29 juin, levé à 4h du mat'
Smecta et imodium en guise d'apéritif pour palier aux futur mots d'estomac et autres. Bon ptit déj. direction le départ. Je retrouve mon vélo. Ouf, le pneu ne s'est pas dégonflé durant la nuit. Par contre, j'ai oublié mes gourdes de boisson isotonique dans le frigo de l'hotel. Cà recommence!! Je vais sortir de l'eau et faire les premiers kilomètres de vélo sans rien à boire !
Direction le départ. Je me met dans le sas des 1h22. Juste à coté de Richard Dacoury qui porte le maillot d'issy triathlon. Il ne me reconnait pas..
6h30, GOOOOO !!
C'est parti pour 2 boucles de 1.9km. Il faut se faire de la place au départ mais çà avance dans l'eau. Pris 1 ou 2 coups de pied que j'ai bien rendu. Nage en pleine mer calme, le pur bonheur !! A la transition on me dit 1h21 en frenglish
Parti pour 180 km de vélo. Je récupère à boire au premier ravito à 20 km. temps idéal, un peu nuageux. Je me retrouve en haut du col de l'Ecre au bout de 3h10 apparemment. 1300 mètres de dénivelé déja fait. Tout allait bien jusque là.
A partir du 100ème et jusqu'au 140ème kilomètres, petite pluie, puis grosse pluie puis déluge. je suis trempé, frigorifié dans les descentes. Je tremble sur le vélo, j'ai les pieds glacés. Beaucoup de chutes et de gens à terre. Même un vélo au bord de la route avec les secours cherchant la personne dans le ravin. Je reste donc prudent.
Je finis en 7h10.
Tant pis, Ironman terminé, je saute par dessus les barrières et je
me jette dans la mer. [...] Les filles sont magnifiques sur la plage. Je
reviens sur la prom', incognito, les arbitres de la course à pied ne m'ont pas
vu, ils sont trop occupé pendant cette coupe du monde. Je marche et retrottine
un peu jusqu'a la fin du premier tour. Mes amis m'encouragent. Allez je
continue. Je remarche, me réarrête, perclus de douleurs ventrales. Certainement
du au coup de froid au vélo ou à l'acidité des oranges. C'est difficile. Je
suis au 15ème km et je sens que mes forces me lachent. Mes amis continuent de
m'encourager et courir à coté, donc je continue.
Le coup de pouce, vers le 16ème kilomètre. Il faut que je boive ou mange sinon je vais tomber. Une demoiselle me tend un verre de coca. "Vous pensez que c'est bon pour les douleurs intestinales ?
- oui, absolument, ne vous inquiétez pas, je suis en école d'infirmière.
- OK, je vous fais confiance".
Je prends 2 gorgées et jettes le verre. Au ravito d'après, je prends 3 gorgées. Et ainsi de suite. Je recommence à trottiner vers le 20ème. Ca va mieux. j'avance comme un escargot mais j'avance.
Je finis le 2 ème tour et j'entends un "Allez Anthony". Je me retourne, c'était Stéphane Diagana. Incroyable !! Merci Stéph..
Je me réalimente en banane et tuc à partir du 23ème. Je remercie l'infirmière durant mon 3ème tour. Mes amis m'encouragent. Je sens un peu la hanche et le tendon mais je peux continuer à "courir".
Je vais le finir !!
Il reste 5 kilomètres, la nuit tombe. Les jambes sont lourdes, il n'y a plus grand monde qui court. J'entend qu'il y a du bruit vers l'arrivée. On me demande d'accélerer, j'accélère, 200 mètres, les gradins sont remplis, les gens applaudissent, les projecteurs allumés, la musique à fond, les mains sont tendu, je tape dans les mains, je ferme les yeux. Le bonheur total. J'ai l'impression de voler alors que je n'ai plus de jambes.
ANTHONY, YOU ARE AN IRONMAN ..
Le coup de pouce, vers le 16ème kilomètre. Il faut que je boive ou mange sinon je vais tomber. Une demoiselle me tend un verre de coca. "Vous pensez que c'est bon pour les douleurs intestinales ?
- oui, absolument, ne vous inquiétez pas, je suis en école d'infirmière.
- OK, je vous fais confiance".
Je prends 2 gorgées et jettes le verre. Au ravito d'après, je prends 3 gorgées. Et ainsi de suite. Je recommence à trottiner vers le 20ème. Ca va mieux. j'avance comme un escargot mais j'avance.
Je finis le 2 ème tour et j'entends un "Allez Anthony". Je me retourne, c'était Stéphane Diagana. Incroyable !! Merci Stéph..
Je me réalimente en banane et tuc à partir du 23ème. Je remercie l'infirmière durant mon 3ème tour. Mes amis m'encouragent. Je sens un peu la hanche et le tendon mais je peux continuer à "courir".
Je vais le finir !!
Il reste 5 kilomètres, la nuit tombe. Les jambes sont lourdes, il n'y a plus grand monde qui court. J'entend qu'il y a du bruit vers l'arrivée. On me demande d'accélerer, j'accélère, 200 mètres, les gradins sont remplis, les gens applaudissent, les projecteurs allumés, la musique à fond, les mains sont tendu, je tape dans les mains, je ferme les yeux. Le bonheur total. J'ai l'impression de voler alors que je n'ai plus de jambes.
ANTHONY, YOU ARE AN IRONMAN ..
Rien que pour les 100 derniers mètres, çà valait le coup !!!!
6h18 pour le marathon, improbable d'avoir pu courir !!
15h17 en tout, temps à améliorer
See you next year......
Anthony Bourry
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